9 Photographie éditée sur toile canvas montée sur châssis bois copie

Philippe BUCHER

à partir de 110 €

Référence N°1
Référence N° 2
Référence N°3
Référence N°4
Référence N°5
Référence N°6
Référence N°7
Référence N°8
Référence N°9

Les Portraits de la Havane de Pascal Rouet, c’est l’histoire d’un pays si riche et si pauvre, l’histoire d’hommes et de femmes dont l’usure de la vie s’efface derrière la fierté ultime du cigare.

A Cuba, le cigare n’est pas curiosité régionale pour dépliants d’agences de voyages : c’est une bannière, un objet politique, une affirmation, une exception culturelle.

Pour raconter cela, ou pour le faire comprendre sans l’expliquer, il faut aimer les gens, beaucoup.

S’attacher au grain de peau, à l’étincelle qui reste au fond de leurs yeux. Les écouter parler et partager.

L’image, c’est après, des tirages carrés,
le virage sépia sur papier baryté, la focale courte, une technique.

A la réflexion, il y avait entre Pascal et la fumée plus d’un point commun. Subtile, insaisissable, gracieuse, elle révèle un instant les rayons du soleil avant de disparaître sans bruit.

En laissant, un souvenir éblouissant.

Pascal nous à quittés le 23 juin 2002.
Il avait 37 ans.

Jean-Michel Roudier
pour Calend’Art 2003.

9 Photographie éditée sur toile canvas montée sur châssis bois copie

Gérard GANDIN

à partir de 110 €

Référence N°1
Référence N° 2
Référence N°3
Référence N°4
Référence N°5
Référence N°6
Référence N°7
Référence N°8

La cène érotique

Une femme hurle, la bouche grande ouverte. Son corps est nu, son regard

est épouvanté, ses mains sont ouvertes, en signe d’adoration ou peut-être de stupéfaction. Elle est au coeur de la scène, personnage principal d’une Cène érotique revisitée par le peintre Gérard Gandin. Son corps est livide, desséché, cisaillé par de très fines égratignures qui griffent la toile, un corps blessé qui rappelle les personnages d’Egon Schiele, leur désarticulation mais aussi leur mal-être. 

À gauche et à droite, onze femmes dénudées, les apôtres de Jésus-Christ, exhibent leur voluptueuse poitrine. Sensuelles dans leur nudité, cruelles dans leurs regards, provocantes dans leurs postures et jusqu’à 

la cambrure de leurs reins, elles ne sont qu’audace et effronterie, allant même jusqu’à chevaucher fièrement la table du Christ. «Prenez, mangez, ceci est mon corps», semblent-elles susurrer à l’oreille du spectateur pris d’assaut lui aussi dans la profondeur de la toile et dans l’atmosphère

étouffante de ce cénacle transformé en gynécée. « J’ai voulu peindre la douleur intérieure des personnages et les rapports ambigus entre les êtres humains, peut-être le rapport sexuel, traduire le malaise que procure la frustration »,
explique l’artiste. Incapables de nouer des rapports entre elles, les onze furies ont toutes cependant en commun ce regard d’envie et de jalousie, cette appétence instinctive et quasi-animale, féline, qui les pousse à désirer (jusqu’à tendre la langue) l’objet qui se trouve dans le calice, une substitution du sexe masculin.

Anouchka ROGGEMAN

9 Photographie éditée sur toile canvas montée sur châssis bois copie

Tati MOUZO

à partir de 110 €

Référence N°1
Référence N° 2
Référence N°3
Référence N°4
Référence N°5
Référence N°6
Référence N°7
Référence N°8
Référence N°9
Référence N°10
Référence N°11
Référence N°12

Mon œuvre se nourrit d’un quotidien ordinaire, de gens simples et de figures familières, surpris dans des gestes banals qui se figent dans l’instant fabriqué de ma peinture. Ils y apparaissent en suspension, leurs regards sont fixes. Leur histoire est à bâtir à partir de ces bribes disposées sur la toile : sourires en cours, jouets à peine saisis, rêves inoffensifs à portée de main et inventions absurdes y prendront leur part. Quant à moi, je ne prends part qu’au tout début, mon geste se retire à peine entamé : esquisse d’une figure de l’ailleurs, mais qui ne serait pas à chercher au-delà de la représentation, ce que Bonnefoy appelait « l’arrière-pays », ce qui se trouve juste au-delà de ce qui est figuré, ce qui aura marqué durablement l’oeil et qui pourtant n’était pas visible, ici, c’est peut-être ce qui commence juste après… Les poses de mes personnages sont élégantes ou grotesques, c’est selon la « prise » : leurs mouvements improbables, souvent maladroits, ne dissimulent rien de ce qu’ils sont. C’est vivant, c’est rêveur, c’est tendre, dans des paysages fantasmés où tout serait possible, momentanément immobile, le geste suspendu des êtres contient ce que contient le rêve d’Alice avant qu’elle ne le rêve, avant qu’elle ne s’approche du miroir et que le tic-tac ne commence…
Les images viennent d’elles- mêmes, avec une évidence spontanée : la représentation s’éloigne de tout dogme réa liste pour lorgner vers le naïf, l’art séquentiel.
Mon regard se veut sinueux, tricheur : piégé dans le fond de l’impasse d’une toile, il poursuit ces lignes qui se prolongent au-delà. Je cherche une matière peinte qui s’inspire aussi bien des lisses représentations flamandes, contours précis et scènes détaillées, que des pâtes plus épaisses des peintres vénitiens, plus à même d’exalter les corps et les visages.
Le rapport au matériau m’a semblé être une évidence lorsque j’ai abordé la peinture, et ma recherche relève d’un artisanat, d’un savoir-faire en mouvement qui n’en finit pas de livrer ses mystères. Aussi la fabrication des peintures, le montage des toiles, l’enduction des panneaux, la préparation, la cuisine d’un médium, sont autant de gestes et de moments du geste qui guident le peintre que je suis vers une meilleure compréhension de ses actes et de sa démarche.

Tati MOUZO 

9 Photographie éditée sur toile canvas montée sur châssis bois copie

Isabelle HERVÉ

à partir de 110 €

Référence N°1
Référence N° 2
Référence N°3
Référence N°4
Référence N°5
Référence N°6
Référence N°7
Référence N°8
Référence N°9
Référence N°10

 

Ce serait comme un autre univers, où la peinture rendrait ses personnages heureux, où elle leur proposerait des carrés, des rectangles, pour s’étendre en toute quiétude…
Ce serait une ribambelle de gens dans ces carrés et ces rectangles : des baigneuses, des couples, des marins en costume de marin et encore des filles, aussi en costume de marin, qui attendraient paisiblement que le marin du tableau d’à côté vienne leur parler. Et il y aurait aussi des hommes d’affaires : ils attendraient, eux aussi, dans un bar, assis devant un tasse de café. Et quand la jeune femme en robe rouge à fleurs arriverait, ils pourraient lui dire : « tu vois, j’ai bu un café en t’attendant ».
Ce genre d’histoires…
Et tous ces gens, pour une fois dans ces histoires, prendraient toute le place. Toute leur place. Un monde fait de personnages principaux, un petit cinéma peint par Isabelle Hervé, maniériste dans la transformation des corps, vibrant dans la touche, naïf parce qu’humain, humaniste parce que… tous ces gens, toutes ces histoires, nous les connaissons. Ce sont nous. Ces mains énormes, hors d’échelle, sont les nôtres quand trop d’attente et de désir réduisent nos sens au seul toucher. Comme ces chairs débordantes, signaux de secours des plages d’août : nous encore…
Très heureux, ces personnages en expansion dans leurs carrés et leurs rectangles ? La belle manière d’Isabelle Hervé cache sans doute un envers terrible de mélancolie : si, d’après les théoriciens, le maniérisme est « un art affranchi des règles classiques, tourné vers l’irréalisme, aimant la fantaisie et le paradoxe », c’est aussi « un reflet de l’inquiétude d’une civilisation qui se remet en question ». Heureux ?

JEAN-MICHEL ROUDIER

C’est juste un petit monde de cases où je range
mes personnages, tout en leur laissant suffisamment de place pour être heureux.

ISABELLE HERVÉ

9 Photographie éditée sur toile canvas montée sur châssis bois copie

Agnès LÉVY m

à partir de 110 €

Référence N°1
Référence N° 2
Référence N°3
Référence N°4
Référence N°5
Référence N°6

AGNÈS LÉVY m : 

UN PETIT VÉLO DANS LA TÊTE
« Avoir un petit vélo dans la tête » : jolie expression issue de la sagesse enfantine, et qui signifie un état mental quelque peu marginal, plutôt agité, aux abords d’une folie que l’on qualifierait de douce…
Née en 1960, Agnès Lévy m met précisément en scène dans ses grands lavis d’encre de Chine ce fameux petit vélo : sur les têtes, entre les têtes, dans les têtes, sur le bout de la langue. Cette bicyclette se promène entre les protagonistes d’un petit théâtre en noir et blanc : profils clownesques, surréalisme infantile qui plante des arbres au sommet des crânes, bouches muettes (l’artiste a fait
ses premières armes dans le spectacle vivant). « La bicyclette donne la réponse », nous dit-elle en guise de clef. Elle est symbole de ce qui, en nous, va parfois un peu trop vite dans les descentes (« freine ! »), ou nous fait peiner dans les côtes (« appuie ! ») ; ces petites folies quotidiennes qui naissent de nos rencontres, du regard d’autrui et du nôtre entrecroisés, de ces transports, comme les libertins des XVIIe et XVIIIe siècles entendaient ce mot : un grand émoi, un échauffement particulier ( Crébillon : « Laissez-moi les transports dont mes sens sont ravis »). Il est toujours fascinant de voir ainsi donner corps au fugace et à l’impalpable, fût-ce au travers d’une bicyclette : Agnès Lévy m, pour ce faire, use d’un vocabulaire plastique dont le minimalisme chromatique et l’apparente simplicité formelle ne doivent pas masquer l’ambition et la parfaite adéquation au propos. Ainsi, la technique employée (le lavis) doit beaucoup au hasard (l’expansion aléatoire d’un tache d’encre sur le papier humide) et ne permet aucun repentir, à l’instar des calligraphies extrême-orientales : ces deux états de fait (abandon à un hasard relatif et déni de tout remord) caractérisent aussi une bonne part de nos relations amoureuses. Ou du moins ce qu’elles devraient idéalement être pour se déconnecter de la trivialité quotidienne : « À l’image de la vie, mes échappées à vélo sont parfois cruelles ou douces », nous dit
Agnès Lévy m qui, quand elle parle de sa peinture, la qualifie de « pied de nez au monde réel ». Pour filer avec elle la métaphore cycliste, on pourrait lui souhaiter que le peloton ne la rattrape que le plus tard possible !

CHARLES JOBOURG

9 Photographie éditée sur toile canvas montée sur châssis bois copie

Pascal ROUET

à partir de 110 €

Référence N°1
Référence N° 2
Référence N°3
Référence N°4
Référence N°5
Référence N°6

Les Portraits de la Havane de Pascal Rouet, c’est l’histoire d’un pays si riche et si pauvre, l’histoire d’hommes et de femmes dont l’usure de la vie s’efface derrière la fierté ultime du cigare.

A Cuba, le cigare n’est pas curiosité régionale pour dépliants d’agences de voyages : c’est une bannière, un objet politique, une affirmation, une exception culturelle.

Pour raconter cela, ou pour le faire comprendre sans l’expliquer, il faut aimer les gens, beaucoup.

S’attacher au grain de peau, à l’étincelle qui reste au fond de leurs yeux. Les écouter parler et partager.

L’image, c’est après, des tirages carrés,
le virage sépia sur papier baryté, la focale courte, une technique.

A la réflexion, il y avait entre Pascal et la fumée plus d’un point commun. Subtile, insaisissable, gracieuse, elle révèle un instant les rayons du soleil avant de disparaître sans bruit.

En laissant, un souvenir éblouissant.

Pascal nous à quittés le 23 juin 2002.
Il avait 37 ans.

Jean-Michel Roudier
pour Calend’Art 2003.